Le quartier Papegaai à Gand est scanné (Comment ça?!)

Certains habitants du Papegaaiwijk à Gand l’ont déjà remarqué. Nos collègues Anastasia et Manon parcourent le quartier depuis quelques semaines pour savoir ce qui se passe et ce qui se passe dans le quartier.

Scanner un quartier?!

L’intention est de faire connaissance avec le quartier Papegaaiwijk, ses qualités et ses besoins. Avec les résidents, nous cartographions tout et nous examinons comment les résidents, les associations et l’économie locale peuvent se renforcer mutuellement.

Nous avions précédemment effectué cet exercice avec le quartier de Heihoek à Malines et ceci a mis en lumière des choses surprenantes: des initiatives à la fois visibles et moins visibles d’associations locales.

En se promenant et en parlant aux gens, on entre en contact avec les histoires du quartier.

De cette façon, on en apprend beaucoup sur le passé du quartier et ses particularités. Les forces et les faiblesses sont discutées. Il n’est pas tabou de parler de choses qui ne sont pas bonnes. Tout est couvert.

Le scan de quartier de Vicinia est un moyen de collecter les nombreuses histoires et données d’un quartier et de les rendre visibles. Nous voulons présenter l’image la plus large possible d’un quartier: les capacités des personnes, les espaces, les activités et les accès du quartier. C’est une approche que nous avons mise au point ces dernières années en collaboration avec des sociologues, des anthropologues, des urbanistes et des organisations actives localement dans les quartiers.

Comment ça marche?

Chaque analyse de quartier commence par une peur… Et si les gens ne voulaient pas coopérer? Et si nous ne pouvions avoir une conversation avec personne? Nous faisons donc toujours un usage reconnaissant d’un premier contact. Dans ce cas, les premiers contacts ont été pris grâce à Symbiosis vzw. Ils envisagent de lancer un projet de cohabitation sur le site du Karmelitessenklooster (Theresianenstraat 9, Gand).

D’un contact vient l’autre et l’effet boule de neige commence.

Notre expérience montre que la crainte d’origine n’est pas fondée car, après deux semaines, il est déjà difficile de planifier et de traiter les nombreuses conversations. Cela semble également être le cas ici.

Mais que faisons-nous avec toutes ces informations? Nous voulons surtout faire une histoire commune sur ce quartier et cela n’est possible qu’avec les habitants.

Ensemble nous écrivons l’histoire du quartier.

Nous réunissons autant d’habitants que possible en trois moments:

  • La première étape: cartographier nos atouts. Nous mettons de l’ordre dans les histoires que nous avons rassemblées. Un tel atelier est souvent une découverte; aussi pour les personnes qui y vivent depuis des années.
  • La deuxième étape: Où voulons-nous aller avec notre quartier? Ici, nous allons plus loin et utilisons la le focus quartier pour créer une image et une histoire communes du quartier. Des plans informels sont souvent élaborés à la fin de cet atelier pour mettre en mouvement de nouvelles choses dans le quartier ou pour résoudre un problème ensemble.
  • La troisième étape: comment continuer à construire ensemble? Cette séance de clôture est souvent le point de départ de projets concrets dans le quartier. Ici, les travaux s’arrêtent pour Vicinia et le quartier se charge lui-même.

Voulez-vous participer?

Êtes-vous un résident du Papegaaiwijk ou y venez-vous souvent? Est-ce que vos enfants vont à l’école ou y enseignez-vous vous-même? Êtes-vous dans un logement étudiant? Avez-vous grandi là-bas et avez-vous des souvenirs que vous souhaitez partager?

Votre contribution est importante!

Voulez-vous faire l’expérience de ce processus novateur et éducatif avec vos voisins? Alors venez à nos réunions de quartier en juillet: 3 vendredi après-midi d’affilée. Vous pouvez assister aux trois ou seulement un ou deux.